Surfréquentation, débordements, explosion des coûts : le monde des ferias est à la recherche de solutions.
Quatre mois après le vote quasi prophétique de Vic-Fezensac, le risque de contagion est grand aujourd'hui à travers le Sud-Ouest. Car sans aller jusqu'à mettre à mort leur propre feria comme l'ont fait les Gersois, d'autres poids lourds de la discipline devraient annoncer dans les prochains jours de sévères restrictions. Véritable ADN festif de la région, les ferias semblent d'autant plus sur la sellette que les contraintes économiques chargent désormais une barque débordant déjà de querelles en tout genre.
« Solution radicale »
Victimes d'un succès amplifié par des médias nationaux toujours plus friands de folklores provinciaux, voilà ces fêtes traditionnelles ployant depuis une dizaine d'années sous une fréquentation inédite et massive. 40 000 festayres rien que pour la petite bastide gersoise, 450 000 à Mont-de-Marsan, 800 000 à Dax, 1 million à Bayonne et bien d'autres milliers encore parmi quelques fameuses bourgades des Pyrénées-Atlantiques et des Landes. Parfois reconvertis en buvettes et urinoirs géants quatre ou cinq jours durant, villes et villages résonnent chaque été davantage du ras-le-bol de leurs résidants. Loin, bien loin donc des corridas à la papa, les ferias qui les entourent auraient fini par les étouffer ?
Aux grandes cuites, les grands remèdes. Le maire (PS) de Vic-Fezensac a donc décidé de prescrire la suspension - le temps d'une année au moins - de ce rendez-vous pourtant synonyme de jackpot chez les commerçants. « Mais pas pour la commune, puisque Pentecôtavic nous coûte 160 000 euros, soit 11 % des impôts locaux », rappelle Michel Sanroma. Sonnant et trébuchant, l'argument budgétaire lui aura ainsi suffi à rafler la plupart des suffrages lors du référendum organisé à l'automne.
D'abord farouche opposant de cette prohibition festive, Jean-Claude Barthe confesse avoir depuis mis de l'eau dans son vin. « La solution est radicale, brutale même, mais j'ai réalisé que les problèmes aussi étaient évidents », explique ce Gersois qui préside la fameuse bodega des Sept Péchés capiteux. « D'un point de vue financier, c'est de plus en plus compliqué pour les organisateurs. Mais sur le plan humain, c'est pire, l'esprit de la fête est en danger, débordé par l'esprit de consommation. »
Trop de monde et trop de jeunes imbibés, écervelés ou mal élevés, pour répéter tout haut ce que tout le monde dénonce tout bas. « Ce n'est pas que de leur faute, mais la plupart viennent uniquement pour se saouler, quitte à camper ensuite sur la pelouse du petit vieux ou sur celle de l'église », poursuit Jean-Claude Barthe. « Avant, sans pour autant assister aux corridas, les festayres participaient à des matchs de rugby, visitaient les expositions organisées pour l'occasion et jouaient de la musique au lieu de faire cracher une simple sono. Il va falloir retrouver ces vertus collectives pour éviter le déclin de nos ferias. »
Mais si les éditions 2011 été paradoxalement assez pauvres en castagnes et autres idioties éthyliques, la gestion de ces marées humaines pose d'abord un problème économique. Déjà fort occupés à pister et dépister les conducteurs cuités en périphérie de ces villes taurines, les gendarmes mobilisés par centaines n'ont plus en revanche vocation à servir gratuitement de vigiles à l'intérieur des fêtes.
Alors, Bayonne réfléchit au coût salé de la facture, quitte à faire payer en retour un droit d'entrée à ses festayres, tandis que Dax songe fortement à sacrifier l'un de ses six jours de ferias, comme le fait Mont-de-Marsan depuis trois ans. « Pourtant, cela me gêne que l'on présente les fêtes comme des orgies géantes, en stigmatisant la jeunesse », explique Geneviève Darrieussecq, la maire (Modem) de la préfecture landaise.
Gare à trop d'interdictions
« L'alcoolisation des jeunes est un problème de fond, mais il ne concerne pas que notre région. Il faut faire de la prévention, cependant les fêtes de la Madeleine doivent rester cette soupape dont les gens ont besoin. Ma crainte, c'est que l'on aille d'arrêts en interdictions. Une vie aseptisée, ça ne m'intéresse pas. »
Laboratoire français des amusements de demain, le Sud-Ouest pourrait donc scier la trop petite branche sur laquelle il est assis. Quitte sans doute à mieux laisser ensuite renaître les bourgeons de la fête. Histoire aussi d'éviter qu'une fameuse chanson ne perde quelques couplets… « J'irai de Pampelune jusqu'à Bayonne, j'irai de Dax jusqu'à Mont-de-Marsan, je ferai le plus grand pèlerinage des festayres de tous les temps. »
Sans compter que pour mois la suppression des fêtes de Bayonne serait un bon point pour les gens qui comme moi ne supporte pas ce genre de rendez-vous annuel de la "beuverie" local surtout que il y'a quelques années la Sncf disait dans une des campagne pub de l'été "venez faire à Bayonne, ce que vous ne pouvez pas faire chez vous" avec un tarif aller/retour de 10€, je trouve que l’accroche de cette pub était très spécial faire ce qu'il ne peuvent pas faire chez eux, le faire à Bayonne, oui mais quoi ?? Casser, violer, se mettre saoul comme un pot ?? il faut quand même savoir que c'est les bayonnais qui paient la note des remises en état des divers dégradation et que cela fait grimper les impôts de la ville, déjà que c'est pas donner si en plus il faut payer pour les conneries des autres, moi je dit stop, mais je donne rendez-vous à Monsieur Grenet Député/Maire de Bayonne, dans les urnes au mois de juin pour les élections législatives, et c'est les bayonnais qui décideront, mais pourquoi ne pas faire un référendum, la question est simple : "Etes-vous pour ou contre la suppression des fêtes de Bayonne ?" Moi à cette question, je réponds un grand "OUI".
Est-vous qu'en pensez-vous ?? Vos commentaires sont les bienvenues, je suis ouvert au dialogues et sur ce débat.

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire